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Dans la jungle des intervenants
extérieurs, un nouveau métier
a vu le jour
: des spécialistes se sont regroupés pour offrir
aux dirigeants d'entreprises les services sur mesure d'une direction
immobilière externalisée.
Le
poids financier de l'immobilier est important dans le bilan des entreprises
et la maîtrise des coûts y afférant reste une source
d'économie potentielle. Par ailleurs, le monde de l'immobilier
devient de plus en plus complexe, les métiers se spécialisent
et les intervenants se multiplient. De nouveaux termes sont apparus :
asset management, property management, facility management ou plus simplement
la gestion stratégique des actifs, l'administration des biens,
l'exploitation et le suivi des services rendus aux utilisateurs.
Les besoins et les outils
Les attentes des directions générales et des directions
opérationnelles concernant les sujets immobiliers sont parfois
contradictoires. Les premières posent des principes stratégiques
faisant généralement apparaître des préoccupations
de réduction de coûts, de développement patrimonial
mesuré, de renégociations des baux ou contrats de maintenance,
les secondes favorisent le développement du coeur de métier
au nom duquel l'immobilier doit instantanément se soumettre sans
tenir compte des impacts financiers à long terme.
D'une société à l'autre, les besoins sont certes
très différents et, comme nous venons de le voir, il existe
toujours cette divergence entre les attentes fonctionnelles et opérationnelles.
Nous constatons que c'est dans l'optimisation équilibrée
des unes et des autres que résident de nombreuses sources d'améliorations
de l'efficacité des directions immobilières.
Si de nombreuses questions se posent aux responsables du management des
actifs immobiliers, ceuxci doivent avoir un certain nombre d'outils pour
leur permettre d'y apporter des réponses pertinentes. La liste
de ces outils est longue, mais nous donnerons quelques éléments
fondamentaux: un inventaire àjour et complet des implantations,
un tableau de bord, outil de connaissance, de mesure et de maîtrise
des coûts de fonctionnement des immeubles, permettant une gestion
dynamique de l'immobilier à partir de ratios de base tels que surface
occupée par personne ou coût immobilier par personne...
Aujourd'hui, peu de directions immobilières disposent des moyens
pour assurer de façon efficace l'ensemble des tâches qui
sont attendues d'elles. Quelques grands groupes disposent de services
immobiliers de grande valeur, mais ils constituent
une exception. Souvent, les directions immobilières de ces grands
groupes se limitent à une équipe réduite assurant
un très large éventail de missions, ce qui justifie le recours
à de très nombreux prestataires extérieurs avec le
risque rée' d'une dilution des responsabilités et l'absence
de maîtrise en interne des risques financiers liés à
l'immobilier.
Taille
critique
Cette situation qui existe dans les grands groupes permet d'imaginer sans
mal l'attention portée aux problèmes immobiliers dans les
autres entreprises. L'immobilier de certaine, sociétés,
limité à un ou deux baux ou éventuellement à
un crédit-bail ne pose pas de problème, mais il en rapidement
un dès qu'il atteint une certaine taille. La difficulté
est de déterminer cette taille critique ; elle correspond au moment
où le poids de l'immobilier dans les comptes n'est pas assez important
pour justifier la création d'une direc- tion immobilière,
mais justifie sans le recours aux services de pro- y consacrant le temps
suffisant pour sa gestion. L'erreur serait de croire qu'il faut
être admis a-.; CAC 40 pour avoir besoin d'une complète
des implications financières, juridiques et économiques
de l'occupation ou de la possession d'immeubles.
Ttoute entreprise est confrontée, autres, à différentes
problématiques concernant son parc immobilier: optimiser l'occupation
des surfaces détenues ou louées, réduire les charges,
apprécier au mieux
les conséquences financières transferts de personnel ou
de libéde locaux, faire un choix entre propositions immobilières...
Les
conséquences d'une mauvaise mon seront d'autant plus lourdes immobilier
aura une place importante dans le bilan de la société
Et
si pour la multinationale, le directeur immobilier commence à faire
un premier tri des réponses posées ux questions de base
que sont :
faut-il acheter ou louer ? Vendre ou conserver ? Quel bon calendrier pour
une décision immobilière
? Comment être sûr de son implantation ? Quelles précautions
nsprendre?, c'est le plus souvent son
président le directeur général ou le directeur financier
qui doivent,
« s'y coller ».
Mise en pratique
Une fois les réponses apportées, et les mettre
en
pratique et pour cela aller à la rencontre de professionnels immobiliers
dont les us et coutumes ne sont pas toujours connus. Le financier, le
juriste l'architecte, le conseil, le space planner sont autant de professionnels
dont la gestion en direct nécessite de l'expérience tant
pour définir leurs missions qu'
en assurer le suivi et être à même d'en contrôler
le résultat.
Face à
cette situation, il apparaissait opportun de proposer le service de directeur
immobilier à la carte, assurant à la fois une bonne maîtrise
des facteurs immobiliers de l'entreprise tout en évitant de développer
en interne un service immobilier qui n'a pas de raison d'être.
De plus, l'mmobilier, aujourd'hui le plus souvent noyé dans le
bilan des entreprises, tend à devenir un véritable
poste
de ce bilan. Certaines sociétés vont même jusqu'à
créer des
structures indépendantes (centres de profit), gérant leur
immobilier et les services associés. Les utilisateurs. du bâtiment
sont considérés comme des clients internes. .
La complexité grandissante des métiers liés à
l'immobilier a généré le besoin de sociétés
qui regroupent et maîtrisent tout l'éventail des com
pétences
attendues an sein d'une
direction immobilière : intermédiation, expertise, financement,
audit,
aménagement d'espace, architecte,
contrôle de travaux, environnement,
sécurité
Martine Mariez Chrysopée
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